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Le non à la réforme des retraites gagne du terrain

 Les femmes devront-elles travailler, comme les hommes, jusqu’à 65 ans? Le peuple suisse le décidera le 25 septembre prochain. Keystone/Christof Schürpf

Les Suisses approuveraient à 59% la réforme de l’Assurance vieillesse et survivants (AVS), selon le deuxième sondage de la SSR en vue des votations fédérales du 25 septembre. Mais le non progresse et l’issue du vote reste incertaine. L’initiative contre l’élevage intensif et la réforme de l’impôt anticipé se dirigent vers un refus.Ce contenu a été publié le 14 septembre 2022 – 06:0014 septembre 2022 – 06:00Katy RomyAutres langues: 6

Le suspense autour de la réforme de l’AVSLien externe va durer jusqu’au bout. Les soutiens au projet AVS 21 se sont érodés au cours de la campagne, révèle le deuxième sondage de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR, dont fait partie swissinfo.ch).

À dix jours des votations fédérales du 25 septembre, 59% de l’électorat soutient la réforme, dont la mesure phare est le relèvement de l’âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans. 38% s’y opposent et 3% sont encore indécis. Le camp du oui a perdu cinq points de pourcentage au profit de celui du non par rapport au premier sondage de la SSR, réalisé par l’institut gfs.bern.

Les Suisses de l’étranger se montrent un brin plus sceptiques: 56% des expatrié-es sondé-es sont favorables au projet et 42% sont contre.Contenu externe

Pour que la réforme passe la rampe, le peuple devrait aussi accepter séparément le relèvement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), destiné à consolider le financement de l’AVS. Si la mesure récolte toujours une majorité d’opinions favorables (63%), l’opposition à cette mesure a également gagné cinq points de pourcentage: 34% des personnes sondées la refusent désormais.Contenu externe

Les femmes ne semblent pas prêtes à travailler une année de plus pour financer leur retraite, comme le prévoit AVS 21. Une majorité d’entre elles (51%) s’opposent désormais au projet, alors que les hommes le soutiennent largement (70%), montre le sondage.

L’opposition à la réforme progresse également dans les régions italophone et francophone du pays. Les francophones, qui sont désormais plus nombreux à refuser le projet qu’à le soutenir, sont les plus critiques.

Le sondage

Pour la seconde enquête démographique en vue de la votation fédérale du 25 septembre 2022, l’institut gfs.bern a interrogé, entre le 31 août et le 7 septembre, 8 642 personnes ayant le droit de vote, sélectionnées de manière représentative et réparties dans toutes les régions linguistiques de Suisse. La marge d’erreur statistique est comprise entre +/-2,8 points de pourcentage.End of insertion

La polarisation entre la gauche et la droite s’est par ailleurs accentuée au cours de la campagne. La part de refus a augmenté du côté des socialistes et des Vert.e.s. Les personnes qui ne sont pas affiliées à un parti se positionnent désormais aussi contre le projet.

Les arguments du camp du oui convainquent toutefois davantage. 61 % des personnes interrogées estiment notamment qu’il n’y a pas de raison que les femmes partent plus tôt à la retraite que les hommes.

  • «Malgré le recul du soutien à la réforme des retraites, rien ne plaide pour un non pour le moment. Les partisanes et les partisans ont le vent en poupe», commente la politologue de l’institut gfs.bern Martina Mousson. Elle s’attend toutefois à ce que les résultats révèlent «un fossé très profond entre les femmes et les hommes».
  • neuf points de pourcentage en un mois. 44% des personnes sondées sont désormais contre la modification législative, alors que 47% y sont encore favorables. Probablement en raison de la complexité du sujet, un pourcentage élevé de l’électorat, soit 9%, reste toutefois indécis.

Source : swissinfo.ch

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